Le 5 juin dernier, au Pérou, de violents affrontements ont opposé des Indigènes, barrant pacifiquement le passage aux compagnies pétrolières, et les autorités péruviennes qui ont utilisé les grands moyens pour les disperser : artillerie lourde et hélicos contre grimages et lances de chasse. Une trentaine d’indiens et une vingtaine de policiers seraient décédés pendant les violences. Cependant ces chiffres officiels sont contestés par des témoignages locaux, qui rapportent que beaucoup de cadavres d’Indigènes ont été jetés dans le fleuve et les survivants faits prisonniers. Malgré toutes les critiques, le Président Alan Garcia n’en démord pas, il permettra l’exploitation de ces gisements, coûte que coûte !



Perenco Les tribulations d'un pétrolier français en Equateur
par Mediapart

Tout a commencé lorsque, il y a quelques mois, le gouvernement Péruvien a autorisé, par décret, les compagnies minières étrangères à venir participer légalement à la pollution massive de ce qui reste de l’Amazonie Péruvienne vierge, pour y exploiter ses ressources minières. C’est la découverte récente de plusieurs gisements importants inexploités dans cette zone, qui a dû pousser le président Péruvien, Alan Garcia à légiférer dans la précipitation en ces temps de crises... Mais c’est encore plus probablement, la proposition très alléchante faite à la même époque, par François Perrodo, président de Perenco, d’investir deux milliards de dollars au Pérou, qui a dû être le catalyseur principal d’une telle permission légale décrétée au comble du bonheur présidentiel. Il faut savoir aussi que lorsqu’elle propose ces investissement juteux au Pérou, la compagnie pétrolière franco-britannique récemment associée à l’Américain, Burlington, venait juste de perdre le marché en Equateur, pour cause de "renationalisation" des puits de forage.




Extrait de l'article "HOME : les images que vous ne verrez jamais..." sur Agoravox
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